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Faune et protections des plantations feuillues

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Après la perte de leur feuillage à l’automne, les jeunes arbres subissent souvent des dommages causés par une prédation par les rongeurs ou les cervidés qui s’en nourrissent. En effet, pendant cette période et jusqu’à la fin de l’hiver, les rongeurs et les cervidés ont très peu de ressources à leur disposition et leurs déplacements deviennent plus limités. Certains rongeurs creusent des galeries sous la neige pour se nourrir de l’écorce tendre des jeunes arbres. Les dommages par annelage peuvent être importants à l’intérieur d’une plantation si la population de rongeurs (ex. : mulot) est élevée. Lorsque l’écorce est rongée sur toute la circonférence de l’arbre, le risque de mortalité est considérable. Puisque la sève de l’arbre circule à l’intérieur d’une fine couche située juste sous l’écorce (aubier), lorsque cette dernière est sectionnée, l’arbre ne pourra survivre à la prochaine saison de croissance. Les cervidés, quant à eux, se nourrissent des bourgeons terminaux et branch...

Érablières: La coulée d'automne

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En saison automnale, on observe une diminution des heures d’ensoleillement et de la température. Pour certains acériculteurs québécois, c’est aussi une période de coulée dans leur érablière. Dans un contexte où les entreprises acéricoles visent des augmentations de volume de production (« croissance »), on peut se questionner sur cette pratique peu courante. Pour instaurer la coulée, il est essentiel d’observer des cycles de gel-dégel dans une période de 24 heures. On associe cette particularité climatique à la saison printanière, mais cela se produit également à la période de transition de l’automne. Selon une étude du Centre Acer et vulgarisée par le biologiste Stéphane Guay (Érable et chalumeaux, 2018), cette pratique ne serait pas viable. La sommation des coulées d’une érablière entaillée à la fois à l’automne et au printemps dans la même entaille (rafraîchit ou non) produirait un volume moins important d’eau d’érable qu’un seul entaillage printanier. L’entaille étant u...

Commande de plants de reboisement

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Ce message s’adresse uniquement aux propriétaires forestiers détenant un statut de producteur forestier reconnu en vigueur. Le temps est venu de planifier vos besoins d’arbres forestiers pour le printemps 2020. À titre de producteur forestier, vous pouvez bénéficier des plants de reboisement produits gratuitement par la pépinière du Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs à Berthierville moyennant quelques frais administratifs et de manutention de notre part. Ces frais varieront entre 40¢ et 50¢ par plant en fonction du nombre total de plants commandés pour l’ensemble des producteurs. Voici les espèces disponibles : Résineux Feuillus Épinette blanche Bouleau jaune Épinette noire Caryer cordiforme Épinette de Norvège Cerisier tardif Épinette rouge Chêne à gros fruits Mélèze laricin Chêne rouge Pin blanc Érable rouge Pin ...

Mise en marché des bois

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Pour être admissible à du financement par le programme de mise en valeur des forêts privées, la récolte de bois doit répondre à certaines obligations de mise en marché. Chaque agence régionale détermine ses propres critères en fonction des marchés disponibles sur son territoire. Ainsi, pour Lanaudière et la Montérégie, tous les volumes de bois prélevés doivent être livrés à des usines de transformation du bois qui contribuent au financement de l’Agence régionale dans une proportion d’au moins 75% au cours d’une même année financière. En Mauricie, un producteur pour conserver jusqu’à 40 m3 solides (35 cordons de bois) annuellement. Notre rôle de conseiller forestier est de bien vous aiguiller pour l’évaluation et le contrôle des volumes à mettre en marché. Depuis quelques mois, nos efforts de mobilisation des bois pour les feuillus durs destinés à l’énergie portent fruit auprès des instances régionales. De nouveaux marchés régionaux sont reconnus pour répondre à ce critère q...

Démystifier le fonctionnement des puits de carbone forestier

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Notre ministre des forêts, l’honorable Pierre Dufour, déclarait en chambre récemment vouloir couper plus d’arbres pour soutenir la stratégie de développement de l’industrie forestière au Québec. Selon lui, l’augmentation de la récolte permettrait de réduire les gaz à effet de serre (GES). On se doute bien, et les chercheurs en foresterie le confirment, qu’on ne doit pas prendre cette affirmation au pied de la lettre. Mais qu’en est-il exactement, pourquoi n’est-ce pas si clair ? Chacun sait que la plantation d’arbres permet de capter le CO² atmosphérique. Grâce à la photosynthèse, les végétaux parviennent à séparer les molécules d’oxygène (O²) de la molécule de carbone contenue dans ce puissant gaz à effet de serre. L’oxygène est libéré, purifiant l’air, et l’atmosphère est débarrassée de ce gaz qui, en trop grande quantité, contribue au réchauffement climatique. Et ce processus essentiel aux végétaux permet surtout la transformation de la molécule de carbone en sucres fav...

Le pimbina (Viorne Trilobé)

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Dans nos forêts québécoises, il est généralement plutôt rare de retro uver des petits fruits encore en hiver étant donné le climat très froid et neigeux de notre province. Par contre, le pimbina fait partie des arbustes produisant des fruits du mois de septembre jusq u’à l’hiver et persistant parfois même jusqu’au printemps. Ses petits fruits rouges vifs sont comestibles, mais leur acidité ne les rend guère agréables à manger frais. Il est toutefois délicieux en gelée, en sirop ou encore en sauce. Certains en font même un vin fortifié. Autrefois très utilisé dans la culture autochtone, le pimbina est aujourd’hui peu employé dans la cuisine moderne. Il est pourtant un aliment local très intéressant à découvrir. La période idéale pour cueillir les fruits du pimbina est à la suite des premières gelées puisque celles-ci contribuent à leur mûrissement. Grâce au froid, le sucre des petits fruits se concentre pour les rendre plus juteux. Le pimbina se ...
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Dans les dernières années, nombreux sont ceux ayant eu l’expérience de devoir abattre un arbre en milieu urbain ou une partie de leur forêt dans un but de récupération ou de limitation de la progression d’insectes ou de maladies des arbres. Nous connaissons mieux aujourd’hui les cas de l’agrile du frêne et de la maladie corticale du hêtre ayant progressés rapidement et qui touchent aujourd’hui l’ensemble des MRC de Lanaudière. C’est l’agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) qui est responsable de la prévention et/ou de la mise en place d’actions visant à réduire l’incidence d’organismes exotiques affectant nos ressources végétales. Selon le répertoire de l’ACIA, plusieurs autres insectes et maladies sont aux portes du Québec et doivent retenir notre attention. Par exemple, le longicorne asiatique s’attaquant à plusieurs feuillus dont l’érable, le flétrissement du chêne et même le ver de terre asiatique. Celui-ci affecte intensivement la texture et la litière du sol...